automne

lundi 24 mars 2014

Simplement et délicieusement, œufs au lait maison...

Est-ce le résultat de la cérémonie des oscars des semaines passées ou plus vraisemblablement le retour de températures plus clémentes sous nos latitudes, et voilà que mes poulettes se la jouent stars hollywoodiennes en mode superproduction d’œufs à tout va ! 

Toujours le même scénario quotidien :
4 poules, 4 œufs

Mais ne vous méprenez pas, malgré ce sempiternel scénario, mes poulettes ont de toute évidence un penchant marqué pour la mise en scène !
On soigne les apparences et sélectionne la couleur des œufs avec la plus grande attention même si, jour après jour, l'attachement aux couleurs de la première heure est indéfectible...

Doit-on y voir une quelconque superstition de divas

Moyennant quoi, ce sont toujours les mêmes au rendez-vous, épisode après épisode :
L’œuf ambrée de Biscotte poussant la coquetterie jusqu’à le parsemer, ici et là, de petites touches grisées rappelant son plumage,
Le petit à la coquille délicatement laiteuse signé Roussette,
le même modèle, une taille au-dessus, rondement pondu par Cookie
et enfin l’œuf xxl, merveilleusement ambré aux 1001 taches, comme autant de taches de rousseur, si énorme qu’il en est même parfois déformé, œuvre d'une Lulu aussi généreuse que facétieuse !

Et pour accompagner la ponte quotidienne, au cas où celle-ci passerait inaperçue, c’est à grand renfort de chants que chacune nous annonce  fièrement l’arrivée de l’œuf prodigue !

Avec un spectacle d’un telle qualité, il faut être à la hauteur en cuisine et devant une telle abondance,  on peut s’offrir le luxe de varier les plaisirs, même si les plaisirs simples sont plébiscités chez nous… 

Ainsi, après les œufs pochés dont on ne se lasse jamais, place à une version sucrée non moins délicieuse et gourmande : les œufs au lait, une valeur sûre au doux parfum d’enfance…


“Standing ovation pour vous mes poulettes, vous l’avez bien méritée !”




- Oeufs au lait maison -


Ingrédients pour 6 ramequins individuels

80g sucre vanillé
500 g lait entier
3 oeufs entier
1 pincée de sel


Préchauffer le four à 180°c.
Faire bouillir le lait dans une casserole avec le sucre vanillé et une pincée de sel.
Dans un saladier, battre les œufs en omelette. Incorporer petit à petit le lait bouillant sans cesser de remuer pour ne pas que les œufs cuisent au contact du lait bouillant.
Verser la préparation soit dans un ramequin pour des portions individuels, soit dans un grand plat pour la version familiale. De mon côté, j’opte pour les ramequins, de cette manière chacun les déguste ainsi quand il le souhaite et on fait durer le plaisir !
Placer le plat ou les ramequins dans la plaque creuse du four ou dans un plat plus grand contenant un fond d’eau pour une cuisson au bain marie.
Enfourner pour 20 à 30mn. Les œufs au lait sont cuits lorsque une peau blonde  un peu ferme se forme sur la surface, un autre test pour vérifier la cuisson consiste à  piquer la pointe d’un couteau dans une des crèmes et qu’elle ressort sèche.
Laisser refroidir avant dégustation.
En dessert, au goûter même ici au petit déjeuner, toutes les occasions sont bonnes.



vendredi 7 mars 2014

Le retour des œufs prodigues et salade légère et gourmande (mâche, betterave en croûte de sel, graines de courges et œuf poché) pour fêter ça !



Parmi les innombrables bonheurs que m’apporte ma vie à la campagne, il en est un, et non des moindres, que je savoure jour après jour et que j’étais loin d’imaginer, avant de m’y installer !

Le privilège de manger des œufs frais, des œufs du jour pondus par mes poulettes !
C’est la présence d’un poulailler à l’abandon qui suscita l’envie, dès l’acquisition de notre vieille ferme.

Et il en fallut peu pour convaincre Monsieur de l'intérêt de le réhabiliter !

Ainsi, depuis bientôt 3 ans, Lulu, Cookie et Biscotte ont investi notre jardin, rejointes l’année suivante par Roussette, histoire de rehausser une palette de couleurs offrant jusque-là un élégant dégradé allant du blanc au noir, en passant par le gris.
Car, et même si cela n’apporte rien à l’histoire, autant il me semble utile de vous préciser que Lulu se pare d’un plumage d’un noir profond, Cookie, est ornée de plumes blanches et Biscotte, la plus dodue de toutes, arbore fièrement un magnifique dégradé de gris, autant je ne vous ferai pas l’affront de vous préciser la couleur de ladite Roussette.


Une mini basse-cour multicolore mais monothématique donc, qu’il fallut bien vite cloisonner, sous peine de les voir envahir notre cuisine, car “là où il y a des croquettes (de chat), il n’y a pas de gêne (de poules)”- dicton gallinacien.

Que d’aucun se rassure, le périmètre de déambulations ferait rougir plus d’une chambre de bonne parisienne ! Mais de toute évidence, c’est un peu comme donner de la confiture à un cochon, car que ce soit pour les bains de soleil ou de poussière ou même le débusquage de vers, tout est fait en commun, dans un espace pas plus grand qu’un mouchoir de poche. Même pour voler dans les plumes du chat ou se précipiter à l’appel de la gamelle, il suffit que l’une prenne l’initiative, s’ensuit alors une course folle de poulettes, agitant leur plumage comme les dames de la cour d’une autre époque leurs jupons bouffants,  dévoilant ainsi aux regards alentours leurs menus mollets (et je ne vous parle pas des œufs, du moins pas encore).

La ponte, récurrent rituel dans la vie d’une poule, réserve lui aussi son lot de surprises et de péripéties, et bien en veine celui qui peut se vanter de ramasser tous ses œufs dans le même nid jour après jour ! Car si la poulette a ses habitudes et ses préférences, elle peut se révéler terriblement facétieuse l’heure de la ponte venue, quoi de plus distrayant en effet que de bousculer les habitudes et de plus exotique que d’aller nicher dans le premier buisson venu, bien à l’abri des regards... et comme la poulette maîtrise le comique de répétition, ce n’est pas un ni deux œufs que vous découvrirez, mais de quoi réaliser une omelette pour toute une tablée de ventres affamés. Trois œufs dans le poulailler au lieu des quatre habituels, et ce, plusieurs jours consécutifs alors que rien ne laisse présager un arrêt momentané de la ponte : méfiance ! Vous pouvez être sûr qu’il y a anguille sous roche et œufs sous buisson, le plus dur étant alors de déterminer lequel… Ainsi la chasse aux œufs devient sport officiel, avec l’étrange sensation que le lundi de Pâques se répète comme un jour sans fin….
Il arrive pourtant, à une période de l’année, où l’heureux propriétaire de gallinacés doit se résoudre à s’approvisionner ailleurs que dans son poulailler, le manque de luminosité et le froid ayant eu raison de leur œuf quotidien, et ce pour une période indéterminée. La douceur du climat et l’allongement des jours verront revenir les œufs dans les nids et le sourire sur les lèvres des enfants, trop heureux d’aller chercher ses délicieux sésames au poulailler et de les déguster le soir venu.

Et ce jour est enfin arrivé !

Alors pour le fêter dignement, rien de tel qu’une délicieuse salade de saison sublimée par un œuf poché, ultime gourmandise !






Salade de mâche, betterave en croûte de sel, graines de courges et œuf poché

Ingrédients pour une personne
1 betterave crue de taille moyenne
Des feuilles de mâche
Quelques copeaux de parmesan
Quelques graines de courges torréfiées
1 œuf extra frais
Pour la vinaigrette :
1cc d’huile de noix
1cc de vinaigre balsamique
2cc d’eau
1cc de moutarde douce

Préchauffez le four à 150°c.
Nettoyez la betterave sous l’eau claire sans l’éplucher. Séchez-la dans un papier absorbant (ne pas utiliser de torchon sous peine de le tacher).
Versez du gros sel dans le fond d’une cocotte allant au four. Placez la betterave en son centre et recouvrez la betterave de gros sel, elle doit être entourée de tous côtés par le gros sel. Disposez le couvercle et enfournez 2 heures.
15 mn avant la fin, enfournez les graines de courges préalablement disposées dans un plat. Au bout des 2 heures, enlevez les graines de courges, éteignez le four et laissez reposer le plat de betterave dans le four.
Cassez la croûte de sel pour libérer la betterave. Bien essuyez la betterave pour ôter le surplus de sel. L’épluchez soigneusement. Coupez-la à votre convenance en lamelles ou en cubes.
Nettoyez soigneusement la mâche. Essorez-là.
Préparez la vinaigrette en mélangeant dans un bol : huile de noix, vinaigre balsamique, eau et moutarde (en ajoutant de l’eau, vous augmentez la quantité de vinaigrette sans avoir rajouté de matière grasse et la vinaigrette reste goûteuse, la moutarde apportant du liant et de l’onctuosité).
Assaisonnez la mâche et la betterave en mélangeant intimement dans un saladier.
Puis disposez dans une assiette, parsemez de graines de courges, de copeaux de parmesan. Réservez. En dernier lieu, réalisez l’œuf poché.
Dans une casserole portez de l’eau à ébullition, ajoutez-y quelques gouttes de vinaigre blanc, du gros sel, si vous souhaitez l’aromatiser ajouter 2cc d’huile de noix. Lorsque l’eau bout, réalisez un tourbillon en remuant de manière circulaire à l’aide d’une fourchette. Versez délicatement votre œuf au centre de ce tourbillon, cela va permettre au blanc de se répartir harmonieusement autour du jaune. Laissez cuire 4mn, déposez délicatement sur du papier absorbant. Disposez en dernier lieu votre œuf poché encore chaud sur la salade, parsemez de graines de courges et de copeaux de parmesan et dégustez sans attendre.



Manger léger et gourmand n’est pas incompatible, bien au contraire !
Outre le fait de manger en petites quantités, il est indispensable de se sentir rassasié à l’issue du repas.
Savez-vous que le choix des ingrédients, leur mode de cuisson influent grandement sur notre sensation de satiété ?
Pour cela, voici quelques astuces toutes simples à mettre en place :
Privilégier les aliments de qualité et goûteux : En matière d’huiles végétales, une huile d’olive fruitée ou encore comme ici une huile de noix, avec ses arômes boisés incomparables, sa saveur à la fois rustique et raffinée. Pas besoin d’en utiliser beaucoup pour qu’elle aromatise généreusement votre plat.

Pour en savoir plus sur l’apport calorique des huiles, je vous invite à lire mon article paru sur le site des huiles végétales

 Penser aux herbes aromatiques !
 Multiplier les textures : croquant, fondant, croustillant
Varier  les saveurs : acide, sucré, salé, amer
Varier les couleurs : eh oui, l’aspect visuel est aussi important dans la sensation de satiété
Varier les modes de cuisson : ici j’ai opté pour une cuisson au sel au lieu cuire ma betterave à l’eau. Le résultat est terriblement gourmand sans adjonction de matière grasse pour autant !
Concernant l’œuf, j’ai privilégié la méthode de pochage (cuisson dans l’eau) à celle de l’œuf sur le plat, frit, et le résultat est également très savoureux !
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