automne

mercredi 25 septembre 2013

"Le mercredi, c'est permis !" #3 : Les meringues au goût d'armor

-Port Saint Goustan, 9 mai 2013-

L’annonce de la venue de voiliers anciens nous avaient décidé à nous rendre, cet après-midi-là, dans ce petit port de plaisance du Morbihan...même si, entre nous, peu de raisons étaient nécessaires tant nous aimons à y flâner à chaque escapade bretonne.
Une fois n’est pas coutume, nous avions laissé la voiture dans le parking dédié aux visiteurs, abondamment occupé pour l’occasion,  festivités obligent !

Et peut importe, si pour rejoindre les quais il nous fallait déambuler dans le dédale de ruelles pour descendre vers le port afin d’admirer les voiliers d’un autre temps, bien au contraire !
Car dans chaque rue, les résidents mettent un point d’honneur à soigner leur devanture comme un signe de bienvenue au chaland de passage.
Tantôt rétro, tantôt cosy, la décoration se veut avant tout bretonnisante à souhait. Mais cet après midi là, une devanture n’échappa pas à l’oeil aguerri de mon fin petit gourmet et, je l'avoue, de sa maman. Derrière la fenêtre, on pouvait voir, trônant sous une cloche de cristal, de délicieuses meringues dont la multitude de couleurs laissait présager des parfums engageants.
Nous nous prenions déjà à rêver à l’élue de notre gourmandise, au solennel moment de la dégustation : le croquant de la coque qui céderait bien vite pour laisser le pas à la douceur fondante en bouche, à la saveur qu’elle dévoilerait  dans ce festival de sucre...

Mais voilà, la gourmandise est parfois bien peu de chose face à une fenêtre désespérément close. Alors, ravalant notre envie, la faim au ventre et la gourmandise en bandoulière, nous passâmes notre chemin, tentant de noyer nos rêves de meringues au son des binious.
Mais rien n’y fit, ni les somptueux voiliers, ni la succession d’animations, pas même les bigoudènes enchaînant les danses, car sitôt le départ s’annonçant, la seule chose qui occupait déjà nos pensées étaient ces petits morceaux de bonheur que nos regards avaient croisé tantôt et dont mon petit gourmand s’était empressé de raconter toute l’histoire à son grand frère. Nous n’étions donc plus deux mais bien trois à remonter fébriles la ruelle, avec une question taraudant chacun d’entre nous : seraient-elles encore là ? 



Nos attentes furent récompensées car en arrivant à la hauteur de la dite fenêtre, elle étaient encore là, délicatement protégé dans leur écrin de cristal, s’offrant à nos regards d’ores et déjà conquis !
Et il faut croire que la vie est décidément bien faite, lorsque le nez collé à la vitre mes deux petits gourmets eurent un mouvement de recul lorsque, surpris, la cloche se mit à bouger,  s’ouvrant et se fermant dans un mouvement régulier qu’on pouvait deviner derrière la fenêtre, comme une invitation  à la dégustation : “Mangez-moi, mangez-moi !”
C’est alors que tout s’enchaîna : une main s’empara de l’objet de leur convoitise pour le faire disparaître sous leurs yeux médusés, la porte s’ouvrit, et la cloche délicieusement garnie s’avançait vers nous portée par une main salvatrice !
Alors la cloche d’une main, le portable de l’autre, c’est du regard que l’homme invita mes enfants à choisir l’une d’elles.
Il se tourna ensuite vers moi, renouvelant l’invitation que je devais décliner mue par une stupide et déplacée politesse. Et l’homme eut cette phrase magnifique “ces meringues n’ont d’unique raison que d’être partagées, voilà pourquoi je les confectionne et les expose aux regards des passants...” 
Une belle leçon de gourmandise à n’en pas douter...
Mes enfants ayant chacun jeté leur dévolu sur la couleur de leur choix, nous remerciâmes chaleureusement le généreux inconnu qui s’éclipsa aussi discrètement qu’il était apparu,  nous laissant tout à la dégustation de l’objet de notre convoitise. En lichouse avertie, je me devais de goûter à chacune, croquante et fondante, délicieusement parfumée, la dégustation était à la hauteur de l’attente... Je faisais alors la promesse à mes deux petits gourmets de leur confectionner dès notre retour quelques meringues pour leur prochain goûter...




 Meringues à la rose et à la violette

Pour environ 50 meringues 
4 blancs d’œuf
200g de sucre en poudre
quelques gouttes de jus de citron
1 pincée de sel 
Quelques gouttes de colorant violet
Quelques gouttes d’arôme naturel de violette
Quelques gouttes de colorant rose
Quelques gouttes d’arôme naturel de rose


Après avoir laissé vieillir les blancs pendant au moins 1 bonne semaine, (les meringues ne s’en tiendront que mieux), versez les blancs dans un saladier avec une pincée de sel et quelques gouttes de jus de citron. Commencez à fouetter les blancs à petite vitesse.
Lorsque les blancs deviennent mousseux , incorporez 2cs de sucre. Ajoutez progressivement le sucre jusqu’à épuisement de ce dernier et augmentez la vitesse de votre robot au dernier moment. Vos blancs sont fin prêts lorsqu’ils sont serrés, on dit qu’ils forment des becs d’oiseau, ils sont bien fermes. En tout vous devez avoir battu vos blancs pendant au moins 10mn.

Séparez vos blancs dans 2 bols. Dans chacun, ajoutez l’arôme et le colorant correspondant. Remuez délicatement
Préchauffez votre four à chaleur tournante à 80°
Sur du papier sulfurisé ou un tapis en silicone sur une plaque allant au four, réalisez à l’aide d’une poche à douille, des tas de petite taille ( de manière à pouvoir les manger en une seule bouchée), dressez-les en quinconce. Veillez à bien espacer chaque meringue afin qu’elles ne se collent pas entre elles à la cuisson.
Enfournez pour environ 2h dans la partie basse du four.

Laissez vos meringues refroidir avant de les stocker.
Les meringues se conservent quelques jours dans une boite hermétique. 
Attention, elles sont très sensibles à l’humidité, une fois à température ambiante, les meringues ramollissent et deviennent collantes.

mercredi 18 septembre 2013

"Le mercredi, c'est permis !" #2 : Le goûter miraculé - muffin à la mûre, citron vert et lait ribot

Lorsque le sécateur de l’Homme commence à le chatouiller, il convient d’être vigilante car armé de la sorte, il est rare qu’il fasse dans le détail...
Il est donc judicieux, voire vital, de veiller au grain, surtout à la fin de l’été lorsque les ronces envahissent les haies du jardin. Celles-là mêmes, porteuses de promesses et accessoirement de mûres... si tant est qu’on leur laisse le temps de noircir.

Et en pareilles circonstances, force est de constater, les points de vue divergent.
Lui pensera mauvaises herbes, invasion,  fin de la saison, préparation du jardin pour entrer dans la morte saison.
Et vous, vous rêverez aux cueillettes en famille, desquelles vous vous souviendrez émue en tenant dans la  main l'un de ces délicieux petits gâteaux aux fruits ramassés la veille et qui régaleront votre tribu.

Alors devant un tel enjeu : on prie, on supplie, on minaude aussi un peu pour attendrir l’Homme.
Le moyen le plus efficace étant encore de parler à son ventre, lui laissant entrevoir les mirifiques délices qui s’offriront à lui, à la seule et unique condition (oui, non négociable, il faut savoir se montrer ferme en cas d’urgence !) d’accepter de rendre les armes et laisser ainsi un sursis salutaire aux mûres qui pourront ainsi noircir tranquille.
Alors et seulement alors, pleinement satisfaite du sauvetage accompli, petits et grands pourront se régaler autour d’un délicieux goûter miraculé...

 ..oui, "le mercredi, c'est permis !"



 
Muffins à la mûre, citron vert et lait ribot

Pour 10 muffins
300 g de farine T55
5 g de levure chimique soit ½ sachet
100g de mûres
125 g de sucre
Le zeste d’un citron vert bio
20 cl de lait ribot entier (lait fermenté ou buttermilk)
50 g de beurre fondu demi sel
2 œufs



Zester le citron vert à l’aide d’une microplane et mélanger le zeste au sucre.
Laisser infuser.
Idéalement réaliser cette opération la veille

Préchauffer votre four à 180°C.
Dans un bol, mélanger la farine, la levure, le sucre mélangé au zeste de citron vert. Creuser un puits.
Dans un autre bol, mélanger le lait ribot, les œufs et le beurre fondu.
Verser cette préparation au centre du puits et mélanger, sans trop travailler la pâte. La préparation doit avoir une texture grumeleuse.
Disposer des caissettes en papier dans vos moules à muffins et les remplir aux ¾.
Répartir les mûres dans chaque moule.
Enfourner pour environ 20 minutes de cuisson.
Vérifier la cuisson à l’aide de la pointe d’un couteau.
Sortir les caissettes du moule et laissez refroidir sur une grille.
A déguster le jour même. Les muffins se conservent 1 à 2 jours dans une boîte métallique.

lundi 16 septembre 2013

Caviar de courgette et péripéties potagères...

Le mois d’août est d'ordinaire le mois où le jardinier s’accorde quelque repos.

Repos bien mérité s’il en est, après avoir passé ces derniers mois accroupi, voire même agenouillé selon son degré de souplesse (à bon entendeur…), à débusquer le moindre brin d’herbe inopportun, à planter, éclaircir, ou bien encore à traquer nombre de fâcheux gourmands.

Bref, quelques jours de villégiature sont sans nul doute les bienvenus ! 
Il part ainsi l’esprit tranquille, fier du labeur accompli, en ayant toutefois, au préalable, pris la précaution de confier son potager à quelque voisin obligeant.

Seulement, sachez une chose, lorsqu’il part en vacances, loin de chez lui, plus de deux semaines au bas mot, il prend le risque de laisser son potager, hors de contrôle, reprendre ses droits, et ce, aussi dévoué fut-ce son voisin ! 
C’est ainsi qu’à son retour, il ne peut, impuissant, que constater l'étendue des dégâts... 

L’herbe a investi chaque lopin de terre avec la même énergie qu’il avait mise à l’en chasser, les gourmands se pavanent allègrement à la commissure des tiges de chacun de ces plants de tomates anciennes et  pour celui ou celle qui aurait choisi de dédier une parcelle de son potager à quelques plants de courgettes, rondes ou longues, il ne sera pas étonner d’y retrouver quelques spécimens aux dimensions démesurées, les mêmes que son voisin lui certifie avoir quitté la veille avec une taille on ne peut plus ordinaire.

Ainsi ces courgettes qu’il destinait à quelques délicieux gratins ou autres succulents légumes farcis, ne peuvent décemment plus être envisagées de la sorte et doivent, de fait, être réinventées. 

C’est ainsi que le caviar de courgette prend alors tout son sens, pouvant ainsi lui sauver la mise aux yeux de celles et ceux qui attendent les fruits de son potager au détour de leur assiette.

Inspirée de la purée de courgette de la marraine de Gourmandises et merveilles


Caviar de courgettes

Pour 2 pots de 290ml (type Weck) ou un petit saladier
2kg de courgettes
2 gousses d’ail
Fleur de sel
Poivre du moulin
1 filet d’huile d’olive (dans la mesure où la recette ne comporte que très peu d’ingrédients, choisir une excellente huile d’olive qui sublimera la courgette)
 
***
Eplucher votre ou vos courgettes après les avoir préalablement lavées puis essuyées. 
S’il y a des pépins, les ôter.
Couper la chair en fines lamelles (plus les lamelles seront fines, plus la cuisson sera "rapide").
Faire réduire les lamelles de courgettes à feu doux dans une cocotte en fonte (ne pas couvrir).
Remuer de temps en temps. 
Enlever régulièrement l’eau que rendent les courgettes. Lorsque les courgettes ne rendent plus d’eau (compter plus d’1h à 1h30mn), saler légèrement, poivrer, ajouter une gousse d’ail écrasée, un filet d’huile d’olive. 
Laisser compoter quelques minutes encore et mixer à l’aide d'un mixeur plongeur. 
Mettre en pot et déguster froid soit en salade pour accompagner une grillade, soit en dip à l’apéritif accompagné de gressins ou pains spéciaux.

samedi 14 septembre 2013

Yuumy n°15, une parenthèse gourmande pour un automne tout en douceur

A quoi  reconnaît-on l’arrivée de l’automne ?

Plusieurs indices tendent à nous mettre sur la voie…

- Lorsque l’on remise piscine gonflable et maillots de bain au fond des placards,
- Lorsque les enfants reprennent les chemins de l’école,
- Lorsque courges, pommes et poires investissent les étals des primeurs,
- Lorsque les journées se réduisent comme peau de chagrin...

Nul doute  l’automne est là, et bien là !

Il est alors grand temps pour le yummy de se parer de ces recettes d’automne !

Dans ce nouveau numéro, vous y retrouverez vos rubriques habituels :

- les fruits et légumes font le buzz,
- le british corner,
- des idées de menus selon le temps dont vous disposez : “Le temps d’un week end”, “un menu en 30 minutes”, “vite fait bien fait”,
- “Question de cuisine” : chef Damien répond à vos questions.

Mais aussi une rencontre avec Christophe Adam, chef pâtissier et fondateur de l’Eclair de génie et ancien de chez Fauchon, rendez-vous à la page 35 pour sa recette d’éclair caramel pop-corn !

Également un dossier passionnant sur la boulange. j’ai d’ailleurs posé une option sur le twisted bread, les pains au lait, les buns à hamburger et les petits pains façons bretzel.

Je sens qu’un vent de boulange va souffler dans ma cuisine ce week end…


Alors, avant de filer en cuisine, je vous laisse le découvrir :
Pour le feuilleter, c'est ici
Pour le télécharger, c'est ici



mercredi 11 septembre 2013

"Le mercredi, c'est permis !" #1 : Chicken wings laqués ou ailerons de poulet laqués

J’aimerais inaugurer ici une nouvelle rubrique dédiée aux enfants.

Voilà un petit moment que j’y pense à cette rubrique, et quoi de mieux que ce mois de rentrée scolaire pour l'inaugurer ?!

Je ne vous promets pas de chronique hebdomadaire mais vous donnerai rendez-vous de manière ponctuelle tout au long de l'année.


Une chronique dédiée aux enfants ne pouvait paraître que le mercredi, forcément !

Alors au programme de vos mercredis : Des recettes ludiques, des goûters gourmands, de la junk food maison, de la finger food aussi parce que le mercredi...c’est permis !

Et on ouvre les festivités avec une recette finger food... à déguster du bout des doigts !



Une recette que les enfants vont adorer, ne serait-ce que pour braver l’interdit maintes et maintes fois répété :

 “On ne mange pas avec les doigts !”

... mais le mercredi...c’est permis !




- Ailerons de poulet laqués 
ou chicken wings laqués -


Source : Magazine Saveurs - Septembre 2012


Ingrédients pour 4 enfants
12 ailerons de poulet
2cs de sauce Worcestshire
6cs de sauce soja
1belle cs de miel neutre (de type acacia)
3 branche d’origan
1cs d’huile neutre (de type colza)
Poivre du moulin
***


Mélanger la sauce Worcestshire, la sauce soja, le miel et l’huile. 
Poivrer.
Ajouter les ailerons de poulet et laisser mariner idéalement 1 heure.
Préchauffer le four à 180°c. 
Disposer les ailerons de poulet dans un plat allant au four. 
Recouvrir de la marinade. 
Disposer les branches d’origan et enfourner.
Faire cuire pendant 20 à 30mn en mélangeant régulièrement jusqu’à ce que la marinade devienne sirupeuse et enrobe les ailerons.
Servir chaud et déguster sans attendre.