automne

samedi 17 décembre 2011

Yummy Magazine « spécial fêtes » : Agapes en vue !






 

L’esprit de Noël plane sur le nouveau numéro du magazine Yummy !, qui pour l’occasion s’est paré de ses recettes de fêtes !

Tout a été prévu pour vous permettre de concocter LE menu qui fera chavirer les papilles de vos hôtes : du chic au tradi, tantôt terre ou plutôt mer, que vous ayez des envies d’ailleurs ou  un penchant avéré pour les saveurs du terroir, soyez sûr qu’inspiration et gourmandise seront rassasiées de concert.

Un vent de gourmandise souffle aussi chez nos chefs qui vous confient leur menu idéal, celui qui les fera chavirer pour ces agapes de fin d’années.

Bec sucré, vous ne serez pas en reste et réjouissez-vous : votre appétence pour les bûches saura être comblée, mieux ! Un pas à pas vous en dévoilera tout ses secrets !

Et pour voyager gourmand, nous vous entraînons dans un tour d’horizon des Noëls, qu’ils soient britannique, italien ou même provençal : à savourer, confortablement installé au coin du feu, avec qui sait  un petit macaron au cassis pour parfaire le moment ?!

Alors profitez de ces instants de liesse et laissez-vous emporter dans le tourbillon de délices et gourmandises mitonné pour vous par toute l’équipe pour que fastes et festins rythment savoureusement ces derniers jours de l’année !

Pour le feuilleter en ligne : cliquer ici
Pour le télécharger : cliquer ici

mardi 13 décembre 2011

Au potager d'Alain Passard - Journée entre terre et rêve



Il y a des mois qui démarre mieux que d’autres, des journées qui font parties de celles dont on sait à l’avance qu’elles marqueront de façon irréversible nos papilles de la saveur subtile de leur empreinte. 


 C’est quelque part dans un domaine lové dans la campagne sarthoise que la magie a opéré en ce 1er jour de décembre. 


Le bonheur était, une fois n’est pas coutume, dans le potager.

Chou romanesco râpé, chou vert, parmesan, jeunes pousses, coriandre, praliné de noix, huile d'olive, fleur de sel.

Celui d’Alain Passard, qui nous a accueillis, enthousiaste et chaleureux, avec l’agréable illusion d’être de vieux amis.
Betterave en aigre doux avec miel de la ruche et huile de feuille de figuier.cuisson au four en croûte de sel.
 
Un jus de pommes maison, quelques radis et mots de bienvenue plus tard, nous nous sommes retrouvés, dûment chapeautés et chaussés des bottes de ces lieues, à arpenter le potager en compagnie de son  « al Terre ego » Sylvain Picard, maître des lieux et confectionneur de légumes grand cru dont je vous reparlerai dans un prochain billet. 

Velouté panais et laurier et crème montée au speck

Une bien belle mise en bouche in situ qui devait se prolonger par 4 heures d’agapes, confortablement installés au coin du feu, orchestrées par un chef dont la simplicité flirte avec le génie,

Betterave ail vert, fleur de sel, huile

Un virtuose n’ayant de cesse d’écouter la nature pour mieux sublimer la gent légumière,
Poire de terre et citron confit

et qui déclare humblement qu’« en respectant la saisonnalité des produits on ne se trompe pas dans la casserole ». 

Tarte aux pommes à l'ancienne cuite au feu de bois
 Si seulement c’était aussi simple



Un grand merci enfin à GDF Suez, généreux mécène de cette journée extraordinaire, qui prône aussi le naturel à sa manière, celui de la cuisson au gaz. Pour en savoir plus sur leur démarche et pour retrouver quelques unes des recettes dégustées lors de cette journée, je vous invite à faire un tour par ici !


Merci à Sylvain Picard, notre guide éclairé dans son Eden légumier.

 Et enfin,
 Monsieur Passard pour votre accueil si chaleureux, cette journée extraordinaire et ce repas inoubliable,

Merci...

vendredi 9 décembre 2011

Alain Passard, naturellement inspiré...la vidéo



Les bottes foulant la terre,
Debout sous la pluie,

Hors du temps, 
Heureux comme des princes.

Pour une journée inoubliable
Au potager d’Alain Passard.

Une mise en bouche et en images pour bien finir la semaine
Et dans l’attente des billets à venir…


Chez Alain Passard, du potager à l'assiette par gazdefrancedolcevita


Merci à Gdf Suez, généreux mécène, pour son invitation dans le cadre de l’opération « Cuisinez au naturel »

lundi 5 décembre 2011

Le jour où j'ai fait "pear" que l'Apple Dappy... le Ginger Pear Dappy !


Alors que les sapins enguirlandés fleurissent dans les chaumières, qu’au dehors les décorations lumineuses et devantures enluminées battent leur plein, et que les enfants cherchent, fébrils, la fenêtre du calendrier qui comblera leur gourmandise, la douceur ambiante fait que, pour l’heure, la magie de Noël a encore un peu de mal à opérer me concernant. 

Alors, à défaut de bredele, de chocolat chaud et de bonhommes en pain d’épices, que vous pourrez néanmoins retrouver en fouillant dans les tréfonds de mes archives dans le dossier intitulé "Avent", c’est vers un des comtés du Sud-Ouest de l’Angleterre que ma gourmandise s’est tournée pour régaler notre dimanche après-midi. 
Une gourmandise repérée il y a des mois de cela déjà chez Cake in the City, gourmandise testée et maintes fois approuvées. 
Mais pour l’heure point d’apple dappy, celui-ci s’étant  par le goût du sort, transformé en un délicieux "ginger pear dappy", pas très « Devonshire spirit », je vous l’accorde…

Une entorse à la recette originelle pour tout hommage à feu mes poires, nostalgique que je suis car ces poires, aussi belles furent-elles, n’ont pas résisté aux assauts du temps. 
Des poires en devenir, de celles que l’on espère et dont on se languit, autour desquelles on rêve 1001 variations gourmandes, mais qui, au premier coup de vent virulent qui se lève, tombent, et vous laisse coi…

Pour la version originale je ne peux que vous inviter à vous rendre sur le site de Cake in the city et si toutefois vous avez envie de goûter à "pear", alors c’est par ici !


Ginger Pear Dappy


Ingrédients pour 7 personnes

Pour la garniture poire gingembre

4 belles poires épluchées et coupées en petits morceaux
2cm de gingembre frais
Le jus d'un citron
3 c à s de sucre
30 g de beurre

Pour la pâte

250 g de farine
3 c à s de sucre
1 c à c de levure chimique
1 c à c de bicarbonate alimentaire
60 g de beurre mou (pas fondu)
2 c à s de crème fraîche épaisse
50 à 70 ml de lait
Un peu de sucre pour saupoudrer


Pas à pas
Commencer par préparer les poires et les faire cuire à feu moyen dans une poêle après avoir ajouté le jus de citron, le beurre et le sucre. Râper le gingembre au-dessus. Arrêter la cuisson quand le jus des fruits s'est évaporé et que les poires commencent à devenir translucides. Laisser refroidir.
Préchauffer le four à 180°C - chaleur ventilée.
Préparer la pâte à l'aide d'un robot. Mélanger rapidement la farine, le sucre, la levure, le bicarbonate, le beurre et la crème. Ajouter progressivement le lait (il ne faudra peut-être pas tout utiliser) et arrêter le robot dès que la pâte commence à former une boule. Le résultat doit être très souple mais pas collant.
Personnellement, je vous conseille de placer votre pâte quelques instants dans votre congélateur (une dizaine de minutes environ) afin que celle-ci durcisse un peu et se tienne mieux.
Étaler la pâte sur un plan de travail fariné. Vous devez obtenir un rectangle de 30 x 20 cm sur lequel vous étalerez les pommes. Rouler la pâte en partant d'un des longs côtés et découper en 7 morceaux que vous disposerez en les espaçant (ils vont gonfler pendant la cuisson) dans un moule chemisé de papier sulfurisé.

Saupoudrer de sucre et faire cuire jusqu'à ce que la pâte ait pris une jolie couleur dorée (25 à 30 minutes).
Servir tiède accompagné éventuellement de crème montée.


Recette de "Cake in the city" librement adaptée.



jeudi 17 novembre 2011

Let’s get Brunch au Salon du Blog Culinaire ou ma démo en duo avec un drôle d’oiseau et recette de Blinis au sésame noir




Dimanche dès l’aube
(10h – 10h50, il ne faut pas exagérer quand même^^),
A l’heure où blanchit la campagne picarde
-et pâlit le bloggeur culinaire de s’être :
a-couché à une heure indue,
b-levé à une heure indue,
(Réponse à choix multiple possible)-
J’officierai avec un drôle d’oiseau pour une démo en duo.
En ce jour du "Saigneur",
Comme me l’a si délicatement précisé mon ami l’oiseau,
(J’en ai d’avance la chair de poule !)
Nous vous donnons rendez-vous,
A l’ « Hôtel des Francs » à Soissons, pour partager un brunch de haut vol !

Au menu : 

Fromage frais agrémenté de petites graines (l’oiseau ne se refait pas),
Une boisson chaude pour réchauffer les cœurs et les gosiers,
Et des blinis légers comme une plume dont je vous livre en avant première la recette accompagnés de confiture de tomates vertes/ basilic.

Pour un état des lieux complet sur les blinis, c’est par ici.


Blinis minute au sésame noir


Ingrédients pour 50 mini blinis
250 ml lait
1 sachet  de levure de boulanger déshydraté
3 œufs
1 cuillère à thé rase de sel
50 g de beurre fondu
1cs d’huile végétale
200 g de farine de châtaigne
25 g de pâte de sésame noir
50 g de maïzena
1 CS de sucre glace

Pas à pas
Tiédir le lait.
Dans un bol, délayer 1 CS de lait tiédi avec la levure de boulanger émiettée, laisser reposer 5mn.
Dans un saladier, tamiser la moitié de la farine. Ajouter progressivement la moitié du lait tiède et la levure délayée. Mélanger jusqu’à obtention d’une pâte homogène.
Faire fondre le beurre, sans le laisser venir à ébullition. Séparer jaunes et blancs d’œufs.
Dans un saladier, battre les jaunes, verser la seconde moitié de lait tiède dessus, fouetter, puis verser le beurre fondu, fouetter à nouveau.
Ajouter le sel, tamiser la seconde moitié de la farine puis ajouter à la préparation. Mélanger jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Ajouter à la première préparation. Mélanger à nouveau jusqu’à obtention d’une pâte homogène.
Battre les blancs en neige ferme. Lorsque les blancs ne glissent plus sur la paroi du bol, ajouter au batteur le sucre glace. Ne pas battre très longtemps après ajout du sucre. Incorporer les blancs délicatement.
Chauffer et graisser la poêle à blinis. Cuire les blinis 2 à 4 minutes de chaque côté en fonction de la couleur souhaitée. Disposer les blinis les uns sur les autres dans un plat recouvert d’une feuille de papier aluminium, pour conserver la chaleur.
Conseils de l’oiseau :
N.B. : Pas de temps de pause. Cuisson immédiate après incorporation des blancs en neige. Ils gonfleront d’autant plus que la levure n’a pas pris le temps de lever.
N.B. : Bien penser à sucrer les blancs en neige, ce sera meilleur.

jeudi 27 octobre 2011

Chaud mon n°5, chaud !



 
Avis aux  gourmands, le yummy nouveau est arrivé !


Grâce à lui, vous allez adorer être pris pour une courge, voire même pour une bonne poire !
Quant à vous  prendre une châtaigne en page 45 ? Même pas peur !

L’équipe vous soigne aux petits champignons, et cultive l’art et la manière de vous passer de la crème, fusse-t-elle pâtissière

Et oui vous l’aurez compris, ce n°5 se met au diapason des couleurs et saveurs de l’automne, et vous  donne envie de plonger dans ses pages pour mieux vous prémunir des frimas saisonniers.

Alors, une petite soupe qui réchauffe ? 
Du chocolat qui réconforte ?
Mieux ! Une savoureuse escapade orientale !
L’équipe a tout prévu ! 

Et avec ça, cerise sur le gâteau (qui a dit que ce n’était pas de saison ?!)
le sourire de Chloé S et la bonne humeur de Chef Damien ! 


Voilà à n’en pas douter un numéro qui va vous donner la patate !

Pour le feuilleter en ligne : Cliquer ici
Pour le télécharger : Cliquer ici







Votre avis nous intéresse !

Voici un petit questionnaire qui nous permettra de connaître votre ressenti  au sujet de Yummy Magazine et de le faire ainsi évoluer dans le but de satisfaire au mieux vos attentes.

Pour y répondre, cliquer ici !

Promis, ce sondage ne vous prendra pas plus de 5mn !
Votre avis nous est précieux ! 

Et même si on ne vous l’a pas dit dans ce numéro,  alors que pourtant c’est la saison…
Sachez qu’on le pense très fort :

Merci, vous êtes choux !

vendredi 21 octobre 2011

De l’utilité publique de la boulette et autres considérations boulettologiques, ou quand je ramène ma boulette... d’automne !



De la préparation où il faut mettre la main à la farce, l’exercice loin de rebuter détend. 
Mieux !
Faire rouler la boulette entre ses doigts est un jeu d’enfant !

D’ailleurs nos têtes blondes ne s’y trompent pas et se font enrôler de bon cœur ! Avec leurs petites mains expertes, aguerris qu'ils sont par des années de pâte à modeler, ils peuvent enfin passer aux choses sérieuses en roulant dans la cour des grands leurs premières boulettes !

Quant aux grands de leur côté, il faut bien avouer que l'aspect régressif et ludique de la chose n’est pas pour leur déplaire…

La boulette est une empêcheuse de déprimer en rond
Par ses formes girondes, la boulette se veut réconfortante, rassurante et conviviale. Antidote implacable à la monotonie dans l’assiette, elle se révèle être une alliée de choix pour les repas vite faits, bien faits et complets qui plus est !

La boulette est bonne farce ! 
Mieux ! Elle se révèle reine de l’accommodage ! 
Pas bégueule pour deux ronds, elle se plie de bon gré à l’humeur de vos placards et s’accoquine sans vergogne aux restes de votre frigo. Avec quelques épices, deux trois brins d’herbes et un soupçon d’imagination, vous offrez en deux temps trois mouvements, une seconde vie à vos restes métamorphosés en de délicieux mets ronds en bouche. 

La boulette est aussi maîtresse dans l’art de rouler les papilles de nos bambins ! Après en avoir bavé des ronds de chapeaux pour leur présenter qui le légume détesté, qui le bout de viande abhorré… fini les ronds de jambe : Laissez faire la boulette !
 Les voilà qui se mettent à déguster les aliments maudits, mieux ils sont plébiscités !
Mystère et boulette de gomme me direz-vous?
Pas si sûre…
La boulette est une perle dans l’art du camouflage. Elle sait associer les goûts, lier les parfums, harmoniser les saveurs et nous de jubiler en douce de les rouler ainsi dans la farce…

Et bonheur ultime pour les petits comme pour les grands : Manger la boulette avec les doigts, c’est légal !!! 

Décidément, la boulette à tout pour plaire !

Alors pour conclure cette ode à la boulette, place à la boulette d’automne qui fut rondement dégustée...




Boulettes d’automne


  


Ingrédients pour 4 à 6 personnes
1 petit oignon
200g de  butternut râpé
2 tranches de pain mie
1 peu de lait
1cc miel
1 blanc d’œuf
300g de veau haché
Sel poivre
3 feuilles de sauge
Marrons sous vide en conserve
Huile d’olive

Préparation
Epluchez votre butternut, râpez-le.
Epluchez et ciselez un petit oignon
Ciselez vos feuilles de sauge.
Humidifiez vos tranches de pain de mie avec un peu de lait pour les ramollir, enlever le surplus de lait.
Mélangez-le tout avec la viande de veau haché, la cuillerée de miel et le blanc d’œuf. Le blanc va servir de lien (vous pouvez tout aussi bien utiliser le jaune mais il est plus riche).
Salez, poivrez.
Façonnez vos boulettes.
Mixez vos marrons et roulez vos boulettes dans la chapelure de marrons avant de les disposer dans la poêle.
Mettre de l’huile d’olive à chauffer dans une poêle et déposez-les boulettes, les retournez régulièrement au cours de la cuisson afin qu’elles soient dorées de toute part. Faire cuire environ 15mn.




Actualité
La foire d'automne continue jusqu'à lundi ! Venez participer gratuitement aux ateliers culinaires mis en place par 750 grammes et animés par de nombreux bloggeurs ainsi que par Chef Damien !
Pour consulter le programme, c'est par ici !

dimanche 16 octobre 2011

Billet minute pour crumble minute aux fruits exotiques


Un billet comme un alibi pour vous présenter l’une des deux recettes que j’aurai le plaisir de présenter jeudi 20 octobre lors de la foire d’automne Porte de Versailles à Paris. 

Il s’agit de ma première démonstration en public  avant même une quelconque démonstration au salon du blog culinaire de Soissons, que j’aurai le plaisir de réaliser en duo avec un drôle d’oiseau… 


J’ai une entrée à offrir à deux d’entre vous pour la foire d’automne, celle-ci se tient jusqu’au 24 octobre prochain. 

Je vous laisse le soin de déposer ci-dessous un commentaire jusqu’au mardi 18 octobre minuit en m’indiquant quel est votre crumble préféré ainsi que votre adresse mail. Les noms des gagnants seront communiqués mercredi !

Pour vous donner un avant goût de toutes les démonstrations qui vous attendent sur le stand de 750 grammes, je vous laisse prendre connaissance du programme des festivités !


Crumble Minute aux fruits exotiques


Ingrédients pour 6 verrine
1 mangue
1 citron vert
1 fruit de la passion
1 bâton de citronnelle
Pour la pâte à crumble
90g de farine
50g de sucre
50g de beurre
50g de noix de coco

Zester votre citron vert. Faîtes confire les zestes en mélangeant avec 2cc de sucre, mélangez et réservez.
Préparer la pâte à crumble
Mélanger tous les ingrédients (la farine, le sucre, le beurre et la noix de coco râpée) du bout des doigts jusqu'à obtenir un ensemble sablé mais encore grossier (il faut des morceaux). 
Enfournez 10mn jusqu’à ce que la pâte dore.
Préparez les fruits
Partagez votre mangue en deux, ôtez le noyau.
Quadrillez l’intérieur et retournez  la peau pour former un « hérisson ».
Récupérez les dés de mangues que vous recouperez pour obtenir le calibre désiré.
Couper le fruit de la passion en deux et récupérer la pulpe que vous mélangez à la mangue.
Arrosez de jus de citron vert (selon votre goût). Épluchez la citronnelle et débitez-la en rondelles. Mélangez à la préparation et réservez.
Dressage
Dans des verrines, disposez la couche de fruits, recouvrez d’une couche de crumble, et parsemez de zestes de citron vert  confits pour la décoration



Edit du 19 octobre 

Après tirage au sort par de petites mains innocentes...
Félicitations à Clémence et Lady Milonguera
Merci de m'envoyer un mail sur gourmandiseschroniques@gmail.com, en m'indiquant votre adresse postale  afin que je vous fasse parvenir au plus vite vos invitations  !

jeudi 13 octobre 2011

Trilogie safranesque – 2ème opus : Voyage d’exception au pays de l’or rouge et confiture de pêches de vigne safranée de circonstance


Le pays de l’or rouge ! 
Rappelez-vous, je vous y avais déjà entrainé il y a de cela quelques mois.  Je vous embarque à nouveau aujourd’hui pour un merveilleux voyage aux confins du Loir et Cher, poursuivant ainsi notre trilogie afin de filocher ces trois fameux filaments qui nous mèneront au firmament du goût !

C’est en foulant du pied le tapis de crocus fraîchement répandus,  que le sentiment profond d’être accueilli comme un hôte de choix nous empare. L’intuition se confirme lorsque nous nous retrouvons  confortablement installés dans un fauteuil de la demeure familiale, dégustant au coin de l’âtre une décoction maison réalisée avec les herbes du jardin attenant, et  conversant avec joie entre amis de longue date.
Après quelques mots et sourires échangés, l’heure est venue de prendre la route, fin prêts pour découvrir le champ de nos espoirs recélant d’or rouge. Mais pour atteindre le champ promis, un long voyage dans le temps nous attend, à moins que ce ne soit justement hors du temps, je vous laisse seul juge… il nous faudra en effet traverser les terres mongoles en compagnie d’Alexandre le Grand flanqué d’une armée aussi couarde que crédule !
Enfin nous arrivons au champ promis !
Lové entre deux lopins de terre, il ne paye de prime abord pas de mine. Selon son bon vouloir, le crocus choisira le moment opportun pour dévoiler sous nos yeux ébahis un océan pourpre  où l’on voit poindre ici et là, graciles et délicats ses filaments flamboyants, l’or rouge de notre quête ardente !
A ce stade, la cueillette n’attend pas mais se veut délicate. C’est pourtant en toute confiance et dans un élan de partage que Stéphane et Fabrice nous invite à participer avec eux à la délicate opération que constitue le ramassage de ce pistil aussi précieux que fragile une fois la passation du savoir des  gestes techniques accomplie.
Le chemin retour se déroule emprunt d’une liesse unanime avec la certitude commune de posséder au creux de nos paniers le plus précieux des trésors.
Et c’est autour d’un thé safrané que s’opère la plus délicate mais ô combien cruciale étape de l’émondage où chacun doit séparer les filaments de la fleur de crocus sans y toucher cependant au risque d’altérer leur odeur originel, les filaments étant en effet de redoutables capteurs d’odeurs. Et c’est avec la satisfaction du travail bien fait, que chacun s’éclipse laissant nos deux alchimistes du goût refermer délicatement la porte derrière nous,  conservant ainsi farouchement le secret de transformation de cet or rouge qui fait toute leur richesse.

La saison de la cueillette bat son plein, aussi je ne peux que vous encourager à partager avec ses trublions du goût cet événement  qui, grâce à leur passion et à leur enthousiasme, font de la récolte du safran un moment d’exception!


1 route de Vendôme
41270 La Chapelle Vicomtesse
Tel : 02 54 80 52 96


   




Confiture de pêche de vigne au safran inspirée par « la fée des confitures »




Pour une douzaine de pots standards

2,6kg de pêches de vigne, soit 2kg net
1,4kg de sucre cristallisé
30 pistils de safran
Le jus d'un beau citron

Le 1er jour
Plongez les pêches pendant 1 minute dans l'eau bouillante, puis rafraîchissez-les dans l'eau froide. Pelez-les, coupez-les en deux et dénoyautez-les. Puis coupez-les en fines lamelles.
Versez les lamelles de pêche, le sucre, les pistils de safran et le jus de citron dans la bassine à confiture et portez à frémissement en mélangeant de temps en temps.

Versez le tout dans un saladier, couvrez d’un film alimentaire et réservez au frais pendant une nuit.
Cela permet aux fruits de s’imprégner délicatement du sucre.

Le 2ème jour:

Versez la préparation dans la bassine à confiture et portez à ébullition en mélangeant délicatement. Maintenir la cuisson à feu vif pendant 5 à 10 minutes environ en remuant continuellement. Écumez soigneusement.

Vérifiez la consistance de la confiture en faisant le test de l’assiette* ou en plongeant votre thermomètre à sucre dans la préparation.  Lorsque celui-ci indique 105°c cela signifie que le sirop est arrivé à concentration, signe que la confiture est prête.
Pour celles et ceux qui ne tiennent pas aux morceaux dans leur confiture, c’est le moment de  donner quelques tours de batteur plongeant afin d’atténuer les morceaux.
Otez la bassine du feu, mettez aussitôt la confiture en pots et refermez immédiatement les bocaux. Retournez-les jusqu’à complet refroidissement. Puis étiquetez-les le lendemain avant de rejoindre leurs comparses sur les étagères de votre placard.

Pourquoi faire la confiture en deux temps, voir trois ?
Cela permet au fruit de se gorger progressivement du sucre et de préserver sa texture.
Pourquoi écumer, une mousse se forme à la surface sous l’effet de la chaleur, ce sont toutes les impuretés qui remontent. En les ôtant, on prolonge le temps de vie de la confiture en optimisant les conditions de conservation.

*Test de l’assiette : Verser un peu de confiture sur une assiette, passer son doigt au milieu afin de faire un trait, si le trait se referme, prolonger la cuisson, la confiture n’est pas assez prise. Si la marque du trait reste et que la confiture n’a pas bougé, cela signifie que la consistance est bonne, vous pouvez procéder à la mise en pot.